Retraite yoga et méditation : faire un vrai stop pour revenir à soi
Lorsqu'on perd le lien avec nous-mêmes
Au fil des années, dans ma pratique comme dans mes accompagnements en yoga et méditation, une question revient souvent : Pourquoi est-ce si difficile de s’arrêter ?
Dans la vie de tous les jours, nous sommes souvent “hors de nous”. Tout tournés vers l’extérieur, vers les autres, vers ce qu’on attend de nous, vers ce qu’on doit faire, gérer, anticiper.
On remplit bien nos journées, mais à l’intérieur on est absent à soi-même. Comme si, au milieu de tout ce mouvement, il n’y avait plus vraiment quelqu’un pour vivre tout ça.
On enchaîne les actions sans vraiment les habiter. On traverse les moments sans les ressentir pleinement. Comme si quelque chose en nous s’était mis en retrait.
Et pourtant, ce n’est pas qu’il n’y a “personne”. C’est simplement que nous ne sommes plus en lien avec cette présence intérieure. Elle, elle est toujours là, silencieuse, disponible, mais recouverte par le rythme, le bruit, les sollicitations.
Et c’est peut-être là que commence le besoin de faire un stop. Non pas pour faire plus,
mais pour revenir à soi et être à nouveau pleinement là dans sa propre vie.
Dans les temps de partage, pendant les cours de méditation, il m’arrive régulièrement de poser cette question aux participants : à quel moment prenons-nous vraiment un temps pour être avec nous-mêmes ?
Pas pour fuir, pas pour compenser, pas pour combler un vide, pas comme un exercice de plus à faire, mais simplement pour être là, pour écouter, pour ressentir, pour se sentir exister, pour redonner du sens à ce que nous vivons, moment après moment.
Pourquoi faire un vrai “stop” ?
Faire un stop, ce n’est pas “tout arrêter". C’est interrompre juste un moment, quelques minutes, un mouvement devenu automatique sans que l'on s'en rende compte. Un mouvement où l’on avance parfois sans se sentir exister et sans se demander si ce rythme nous convient encore.
Parce que le corps finit par parler
Avant même que le mental ne s’agite ou ne s’épuise, le corps, lui, sait. Il envoie des signaux.
Parfois discrets au début : une fatigue inhabituelle, des tensions dans la nuque ou les épaules, une respiration plus courte, une agitation intérieure difficile à apaiser, une perte d’énergie sans raison apparente.
Des signes simples, mais précieux.
Pour autant, bien souvent… on continue. On pousse un peu plus, on s’adapte, on s’ajuste, on fait avec, on se dit que ça va passer, qu’il faut juste tenir encore un peu.
On ignore la tension, on ignore le déséquilibre présent. Ou peut-être que l'on ne sait pas que l'on peut l'écouter.
Jusqu’au moment où le corps parle plus fort. Beaucoup plus fort. Il ne murmure plus, il appelle, à travers une fatigue profonde, des douleurs, un épuisement plus global, physique et émotionnel.
Le corps n’est jamais contre nous. Bien au contraire, c'est un merveilleux allié. Il nous indique simplement que quelque chose ne va pas, qu’un rythme n’est plus juste, qu'un
conflit intérieur s’est installée, qu’un besoin n’est pas entendu.
S'accorder un stop, c’est changer de posture. Ce n’est plus attendre que le corps sature et choisir d’écouter dès les premiers signaux. S’arrêter un instant, respirer en conscience,
revenir dans les sensations.
C’est se donner la possibilité de ralentir avant que le corps n’ait besoin de crier. Et dans cet espace d’écoute, quelque chose de très simple peut se produire : on recommence à prendre soin de soi…de manière plus consciente, plus douce, plus juste.
Parce qu’on vit en pilote automatique
Le matin, on se lève et déjà on enchaîne, on coche des cases.
Le réveil sonne, on attrape le téléphone, on regarde ses messages, on pense déjà à la journée. On passe d’une tâche à une autre, d’un rendez-vous à un autre, d’un rôle à un autre. Tout s’enchaîne.
Et extérieurement, tout fonctionne. Mais intérieurement… il peut commencer à y avoir comme un décalage.
À force de répéter les mêmes rythmes, les mêmes habitudes, quelque chose s’installe. un comportement mécanique : On agit sans vraiment être là, on parle sans s’écouter, on avance sans ressentir. Et peu à peu, cela devient normal et on le prend comme étant soi.
Mais à un moment, la question revient.
Puis, à un moment donné, quelque chose fissure cette mécanique : une fatigue plus profonde, une sensation de vide malgré une vie bien remplie, une impression de passer à côté.
Et cette question c'est : “Pourquoi je fais tout ça ?”
Pas pour tout remettre en question, mais parce que souvent, la peur derrière cette question, c'est : “Si je m’arrête… tout va s’effondrer, ou je vais me retrouver face au vide.”
Alors on continue. On évite de regarder trop profondément. On repousse ces moments où quelque chose pourrait émerger.
Retrouver du sens, autrement
Faire un stop, ce n’est pas tout bouleverser. C’est prendre un temps pour regarder avec honnêteté, sans jugement et sans pression :
- Est-ce que ce que je vis aujourd’hui me nourrit vraiment ?
- Est-ce que ce rythme me respecte ?
- Est-ce que je suis aligné(e) avec ce que je fais ?
On peut appeler cela faire un examen de conscience. Retrouver du sens, ce n’est pas forcément trouver de grandes réponses.
C’est parfois simplement :
- sentir que ce que l’on fait a une place juste
- remettre de la conscience dans ses choix
- reconnecter avec ce qui nous fait du bien
Réajuster plutôt que tout changer
Et souvent, il ne s’agit pas de tout transformer. Mais de réajuster. Un peu à la fois, doucement. Parce que quand il y a du sens, même les choses simples deviennent nourrissantes. Et quand il n’y en a plus… même une vie remplie peut sembler vide.
Faire un stop, c’est revenir aux commandes
C’est ralentir suffisamment pour redevenir conscient, conscient de ce que l’on fait, de comment on le fait et pourquoi on le fait. C’est reprendre sa place. Revenir dans le corps, dans le souffle, là où l'on est vraiment, dans le moment présent.
C'est se remettre au "point zéro"
Revenir à soi, en son centre, c'est exactement ce que permet une retraite. Elle crée un espace et des conditions qui permettent de sortir naturellement du mode automatique, pour revenir pleinement dans la vie.
Le rythme ralentit, les repères habituels s’effacent, les sollicitations diminuent et peu à peu, on revient à quelque chose de plus simple, de plus essentiel.
Dans cet espace, sans effort particulier, quelque chose se réveille, une présence, une clarté, un lien à soi que l’on avait peut-être un peu oublié. Et grâce à cet arrêt, on retrouve assez naturellement le fil du lien avec sa propre vie.
Pourquoi revenir à soi ?
Revenir à soi, ce n’est pas se couper du monde. C’est se reconnecter à ce qui est vivant en nous. Et souvent, ce vivant… on ne le sent plus vraiment.
À force de vivre tourné en permanence vers l’extérieur, on s’éloigne de cette sensation simple d’être en vie.
Revenir à soi, c’est d’abord revenir au corps : sentir sa respiration, ses appuis, les tensions mais aussi les espaces. C’est aussi revenir aux sensations les plus simples, comme le contact de l’air sur la peau, la chaleur des rayons de soleil sur le visage ou le mouvement du souffle dans la poitrine. Des choses très ordinaires mais que l’on ne prend plus le temps de ressentir. C’est également se reconnecter à ses émotions, pas pour les analyser ou les contrôler, mais pour les laisser exister, les accueillir. Parce que derrière chaque émotion,
il y a quelque chose de vivant qui cherche à s’exprimer.
Revenir à soi, c'est redécouvrir que le corps n’est pas seulement un outil. C'est aussi un véhicule et un lieu d’expérience.
Et puis, il y a quelque chose d'autre, quelque chose de plus subtil, une forme de présence, un état où l’on se sent exister, pleinement, sans rien avoir à faire ou à penser. Et cette prise conscience déclenche un état d'être vraiment différent, où naissent plus de douceur, de clarté, de justesse et parfois la joie de se sentir vivant.
L'expérience de ma première retraite
Je me souviens de ma toute première retraite, au Village des Pruniers, l’ermitage du maître Thich Nhat Hanh.
Quand je me suis inscrite, c’était une évidence. Quelque chose en moi savait, sans que je puisse vraiment l’expliquer. Et puis, comme souvent… les doutes sont arrivés. Des questions, des hésitations, des peurs. Mais je n’ai pas choisi de les nourrir.
J’ai choisi au contraire de faire confiance à cette première impulsion, à cette intuition calme, profonde, qui venait du cœur. Et aujourd’hui, avec le recul, je peux le dire avec simplicité : mon être profond savait mieux que mon mental ce dont j’avais besoin et m'a donné la direction.
Une graine qui a tout transformé.
Cette retraite a marqué un tournant décisif dans ma vie. Quelque chose s’est ouvert. Quelque chose est né, une petite graine, discrète mais pleinement vivante. Et je repense souvent à ce que Thich Nhat Hanh appelait “les graines de pleine conscience”.
Il disait que lorsque nous en prenons soin, avec attention et régularité, elle ne manquerait pas de s’épanouir… jusqu’à devenir une fleur magnifique. "C'est le miracle de la pleine conscience", disait-il.
C’est exactement ce que j’ai vécu.
Dans les mois qui ont suivi, j’ai pris soin de cette graine. Je l’ai nourrie avec la pratique, avec l’écoute, avec la présence. Et peu à peu, un chemin de renouveau a commencé à se dessiner. Un chemin qui m’a amenée à transmettre, à enseigner la méditation et le yoga et à proposer, à mon tour, des retraites, sachant, de l’intérieur, à quel point elles pouvaient nous reconnecter à nous-même.
Et si vous faisiez un "stop" cet été ?
Chaque année, au moment de l'été, je propose une retraite de yoga et méditation, en Bretagne. Cette année, elle se déroule du 2 au 5 juillet 2026, au Domaine de la Roche du Theil, à Bains sur Oust, en Ille et vilaine (35).
Une retraite pour revenir à soi, pour écouter ce qui est vraiment là, et peut-être que le bon moment, c'est maintenant !
C'est une parenthèse dans laquelle on peut se poser, pratiquer à son rythme, accueillir sa présence, se régénérer aussi.
Sous le bruit du quotidien et des pensées incessantes, il y a des envies, des besoins et des intuitions et l'espace de la retraite permet de les entendre à nouveau.
Un ressourcement profond porté par le silence
Les pratiques en silence activent en douceur les mécanismes naturels du corps et favorisent :
- une immunité renforcée
- un système nerveux plus équilibré
- une harmonie globale entre le corps et l’esprit
Le silence régénère en profondeur et favorise un sentiment de bien-être, souvent perceptible dès les premiers jours.
Le rythme des journées
Au programme, un rythme doux pour ressentir et intégrer en profondeur, sans pression :
- méditation
- marche méditative
- postures simples de yoga et de la relaxation
- repas pris en conscience
- ateliers
- moments de silence
Les ateliers
A travers les pratiques, les temps d’échanges, quelque chose s’éclaire, doucement. On découvre…on ressent. Les ateliers permettent de comprendre autrement, pas seulement avec la tête, mais avec l’expérience.
4 thèmes sont proposés :
- Le corps comme espace d'ancrage, pour habiter pleinement son corps et l'instant
- L'esprit comme espace d'accueil, dans lequel les pensées apparaissent… et disparaissent, sans que l'on s'y accroche
- L'intelligence du coeur, comme espace de discernement, pour ressentir ce qui est juste pour soi, au-delà des peurs ou des conditionnements.
- Et l'intégration dans la vie quotidienne, parce qu’une retraite ne s’arrête pas en repartant. L’essentiel, c’est ce que l’on emporte avec soi, pour continuer ensuite à ralentir, à respirer, à écouter, à savoir revenir au présent avant de se réengager dans l'action.
Une retraite n’est pas une parenthèse hors de la vie. C’est un espace pour vivre autrement au cœur même de sa vie.
Le matériel à prévoir
- tapis de yoga
- coussin ou banc de méditation
- plaid
- coussins de support
- tenue souple
- chaussures - sandales pour la marche
Parlons-en ensemble
Je vous propose un rendez-vous téléphonique de 15 minutes pour échanger, répondre à vos questions et voir si cette retraite est faite pour vous.
