La pleine conscience fait partie intégrante de ma vie, j’ai choisi de vivre de cette manière, à “plein temps”, depuis six ans maintenant. Cela m’est apparu comme une évidence, étant donné mon parcours.

Ma première pratique, je l’ai découverte naturellement à l’âge de 6 ans. J’y ai eu recours, parce que je souffrais de bégaiement ; le lot des grands émotifs.

Ce trouble installe des tensions dans la zone du diaphragme, de la gorge, des cordes vocales et des points d’appuis dans la bouche. Tout le système psycho-morpho-phonique est touché.

Equipée d’un bon système de résilience, j’ai commencé à développer une sorte d’auto-thérapie, en mobilisant ma conscience du souffle, du son et du corps.

Très vite, le chant s’est présenté. Je me suis rendue compte qu’en chantant, je ne bégayais plus. Ce fut une vraie libération. Chanter apportait enfin de la fluidité, de la confiance et de la joie, dans mon expression verbale. C’est ce qui m’a amenée plus tard à étudier le chant lyrique, puis à l’enseigner et à proposer du chant thérapeutique.

En parallèle, deux autres activités ont trouvé leur place dans ma vie d’enfant, la natation et la danse. Toutes deux m’offraient la possibilité de m’exprimer librement, avec le corps, là où la parole ne parvenait pas à le faire.

Ce fut le point de départ de ma route personnelle, qui n’a cessée ensuite de s’enrichir, pour me conduire vers une pratique fondamentale, celle de la méditation assise et des enseignements de la mindfulness.

Cette capacité d’auto-thérapie et une fibre pédagogique m’ont permis d’ expérimenter, de vérifier les résultats et de structurer l’ensemble dans un tout cohérent, pour le transmettre. J’ai donc enseigné et formée de nombreuses personnes en vingt cinq ans, sur des sujets comme la conscience du souffle, du son vocal et du corps, la conscience émotionnelle, le développement d’une communication relationnelle et d’une écoute bienveillantes, ainsi que la conscience des mécanismes d’action du stress et du trac, sur le corps et l’esprit.

Il était donc très naturel, pour moi, de m’orienter vers les pratiques et les enseignements de la pleine conscience et de les intégrer dans ma vie. Elles sont venues m’apporter connaissances et compréhensions à propos de l’unité corps-esprit. Elles m’ont aussi éveillée à une conscience plus collective, pour les Hommes et la Terre et à la nécessité de cultiver l’être conscient.

C’est ainsi que j’en suis venue à co-fonder l’association l’Arbre de Seyr, centre laïque de méditation, en centre France, à la Charité sur Loire, où j’ai vécu un temps.

Amenée à me déplacer, j’ai imaginé ensuite une formule pour permettre au plus grand nombre de personnes, de pouvoir s’entraîner à développer la pleine conscience appliquée à  leur quotidien, pas à pas, un peu chaque jour.  C’est selon moi, la manière la plus habile et efficace pour effectuer un changement profond.

L’école en ligne ENAÏ est née de cette nécessité, pour permettre une éclosion de la pleine conscience dans les foyers, peu importe où l’on habite et peu importe le niveau de pratique que l’on a.

Grâce à l’école en ligne, chacun peut étudier la pleine conscience et la pratiquer chez soi. J’ai conçu pour cela 3 parcours pédagogiques qui correspondent à 3 années : initiation, approfondissement, maîtrise. Dans ce cursus, on apprend à développer de nouvelles attitudes intérieures, vis à vis de ses postures physiques et mentales. On apprend, essentiellement par la pratique, à développer l’observation attentive et bienveillante de leur impact. La partie théorique est là pour enrichir les connaissances et faire du lien avec les mécanismes d’action. Suivre ce cursus, c’est aussi retrouver une communauté d’étudiants, de tous âges, de toutes conditions, avec qui on peut partager ce que l’on vit et ce que l’on apprend.

Dans un monde en pleine mutation, aux enjeux d’importance, je crois que la conscience et l’ouverture du cœur sauront nous préparer et nous outiller utilement et efficacement, pour accompagner cette période de transition et de changements profonds. C’est en conscience que je me suis engagée à contribuer, pour permettre l’émergence de davantage de pleine conscience et ma proposition pour y parvenir est celle de l’apprentissage. Emprunter un nouveau sentier, une voie nouvelle de culture humaine, de permaculture intérieure qui nous conduit à apprendre (et notre cerveau adore çà) à mobiliser de nouvelles attitudes intérieures, porteuses de forces créatrices et d’énergie de paix, au service du mouvement de la Vie.

Au plaisir de vous compter bientôt parmi les étudiants à l’ENAÏ.

Chaleureusement

Valérie Di Daniel

 

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